Le guide des micro entrepreneurs qui travaillent moins et gagnent plus

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Comment fixer tes prix quand tu débutes (sans brader)

Tu viens de lancer ton activité.
Ou tu es en train de chercher tes premiers clients.

Et là, une question te bloque :
👉 Combien je dois facturer ?

Tu veux être juste.
Tu veux être abordable.
Mais tu veux aussi vivre de ton activité.

Et tu te retrouves piégé entre :

  • La peur de faire fuir

  • La peur d’être “trop cher”

  • Et la tentation de brader

Résultat ?
Tu n’annonces pas ton prix.
Tu dis “on verra selon le projet”.
Ou pire : tu bosses gratuitement pour “te faire la main”.

On arrête ça tout de suite.

1. Ton prix ne doit pas refléter ta légitimité, mais ton cadre

Tu crois que ton tarif doit être proportionnel à :

  • Ton niveau d’expérience

  • Le nombre de clients que tu as eus

  • Ta confiance du moment

Mais ce serait comme dire qu’un avocat débutant facture 15 € de l’heure.

💡 Ton prix, ce n’est pas ton niveau.
C’est la valeur de ton service + la structure de ton business.

Et si tu veux tenir dans le temps, il te faut un prix qui respecte ta viabilité.

2. Tu crois que “pas cher” = “plus facile à vendre”

Tu penses que si tu factures peu, les gens vont dire oui plus facilement.
Mais ce n’est pas vrai.

👉 Un prix bas dévalorise ton service.
👉 Un prix bas fait douter du résultat.
👉 Un prix bas attire les pires clients (ceux qui veulent du discount, pas du changement).

💡 Tu ne veux pas être abordable.
Tu veux être légitime et crédible.

Et ça commence par un tarif qui pose un cadre.

3. Si tu bosses à perte, tu n’as pas de business

Tu veux être sympa.
Tu veux être humain.
Tu veux “aider” les gens.

Mais tu ne veux pas :

  • Bosser le week-end

  • Te cramer

  • Vivre avec 700 € par mois

Alors pourquoi tu proposes des prestations à 50 € ?
Pourquoi tu fais des forfaits à 3 appels pour 90 € ?
Pourquoi tu te “justifies” dès qu’on te demande un devis ?

💡 Si ton tarif ne couvre ni ton temps, ni ta stratégie, ni ton énergie,
tu es déjà en train de t’épuiser.

Et tu ne tiendras pas.

4. Ton prix doit dire : “Voici ce que ça vaut de travailler avec moi”

Tu ne vends pas du temps.
Tu vends :

  • Un résultat

  • Un cadre

  • Une posture

  • Un effet visible

Un bon tarif, c’est celui qui dit :

  • Je sais ce que je fais

  • Je respecte ma méthode

  • Je n’ai pas besoin de me justifier

  • Tu paies pour que ce soit clair, cadré, efficace

💡 Le prix que tu annonces est un message.

Et si tu annonces flou, tu parais flou.
Donc tu vends moins. Ou mal.

5. Annonce un prix. Pas une “fourchette”.

Tu veux “voir avec le client”.
Tu veux “t’adapter”.
Tu dis : “Ça dépend.”

Mais ce flou :

  • Fait perdre confiance

  • Ouvre la porte à la négociation

  • Et t’oblige à te justifier sans fin

À la place, pose une base :

“Mon format de base est à 290 € pour 3 semaines d’accompagnement.
Ça inclut [élément 1, 2, 3].
Si tu veux aller plus loin, je peux te proposer une version étendue.”

💡 En posant un cadre clair, tu deviens achetable.

Et tu reprends la main.

6. Si tu veux vivre de ton activité, tu dois raisonner en chiffre d’affaires

Tu dis : “Je vais facturer 100 € pour cette mission, c’est déjà pas mal.”

Mais fais le calcul :

  • Tu veux gagner 2 000 € / mois

  • Tu veux travailler 20 jours / mois

  • Tu veux garder un rythme tenable

👉 Tu dois facturer au moins 100 à 150 € par jour travaillé réel
👉 Et avoir un minimum de 10 à 15 clients par mois, si tu es à l’unité

💡 Un prix “bas” n’est pas gentil.
C’est incohérent avec la réalité de ton activité.

7. Tu n’as pas besoin de justifier ton tarif. Tu dois l’assumer

Tu crois que tu dois dire :

  • “Je débute donc…”

  • “C’est un tarif spécial pour toi…”

  • “Je sais que c’est un peu élevé mais…”

Mais chaque justification :

👉 Affaiblit ta posture
👉 Dévalorise ton travail
👉 Ouvre la porte à des discussions sans fin

💡 Tu peux dire ton prix en une phrase.
Puis te taire.

Et la personne en face va te suivre… ou pas.
Mais toi, tu restes solide.

8. Fixe ton tarif de départ en partant de ta réalité, pas de ta peur

Tu veux être raisonnable.
Tu veux “pas trop demander”.
Mais tu fais ton tarif avec :

  • Ton syndrome de l’imposteur

  • Tes doutes personnels

  • Tes propres croyances sur l’argent

Et tu arrives à un chiffre… qui ne tient pas ton activité.

Pose-toi 3 questions concrètes :

  • Combien de temps je passe réellement sur une prestation ?
    (préparation, échanges, exécution, suivi)

  • Combien de clients par mois je peux raisonnablement accompagner ?

  • Quel revenu mensuel net je vise ?

Fais le calcul. Et regarde si ton tarif couvre réellement tout ça.

💡 Un tarif sain, c’est un tarif qui permet à ton business de vivre, pas juste à ton client de payer.

9. Ne copie pas les autres. Inspire-toi, mais aligne-toi

Tu vois un autre freelance facturer 500 € une prestation.
Toi, tu veux la vendre à 200 €.
Mais tu ne connais pas :

  • Sa méthode

  • Son expérience

  • Son client idéal

  • Sa marge

  • Son rythme de vie

👉 Copier son tarif est absurde.

💡 Tu peux t’inspirer du marché.
Mais tu fixes ton tarif en fonction de ton cadre et de ta vision.

10. Crée une offre simple et lisible pour annoncer ton tarif facilement

Tu as peur d’annoncer ton prix car ton offre est :

  • Floue

  • Complexe

  • À la carte

  • Négociable

Mais si tu as une offre claire, alors le tarif devient naturel.

Exemple :

“Je propose un accompagnement de 3 semaines pour t’aider à poser ton offre, clarifier ton message, et structurer ton contenu.
C’est 290 €, avec 2 appels + un suivi personnalisé.”

👉 Là, pas de tension.
Le tarif fait partie de l’offre.

💡 Une offre bien structurée, c’est un prix qui passe mieux.

11. Sois cohérent entre ton discours, ta posture, et ton tarif

Tu dis que tu veux aider les pros à gagner plus ?
Alors pourquoi tu factures comme si tu faisais des “petits services” ?

Tu parles d’impact ? de transformation ? de stratégie ?
Alors montre que tu incarnes de la valeur.

💡 Ton tarif, c’est une extension de ton message.
Il doit résonner avec ce que tu dis, pas contredire ton ambition.

12. Crée une grille simple avec 2 ou 3 formats max

Tu n’as pas besoin de 10 offres.
Tu as besoin de 2 ou 3 formats concrets, avec :

  • Un nom simple

  • Un contenu clair

  • Un tarif visible

  • Une durée définie

Exemple :

  • Format 1 : Audit + Plan d’action → 150 €

  • Format 2 : Accompagnement 3 semaines → 290 €

  • Format 3 : Suivi 1 mois + stratégie → 490 €

💡 Quand c’est clair pour toi,
👉 c’est facile à présenter
👉 ça rassure le prospect
👉 ça te positionne

13. Accepte que ton tarif fasse dire “non”

Tu veux un tarif que tout le monde accepte ?
Alors prépare-toi à :

  • Te sous-vendre

  • Attirer des clients désengagés

  • Être bloqué à 800 € par mois

Ton tarif doit faire fuir certaines personnes

C’est normal.
C’est même sain.

Un bon tarif :

  • Te positionne

  • Filtre les curieux

  • Attire ceux qui veulent vraiment le résultat

💡 Si personne ne te dit jamais “c’est trop cher”…
👉 c’est que tu es trop bas.

14. Le “bon tarif”, c’est celui que tu peux dire sans trembler

Tu veux un tarif “juste”.
Mais le plus important, c’est qu’il soit assumé.

Si tu peux :

  • L’annoncer en face

  • L’écrire dans un devis

  • Le poster publiquement

  • Le répéter sans rougir

👉 C’est que ce tarif est bon pour toi.

💡 Un bon tarif, ce n’est pas un prix parfait.
C’est un prix que tu portes avec calme.

15. Ton tarif va évoluer (et c’est normal)

Tu veux le tarif parfait tout de suite.
Mais il va changer.

  • En fonction de ton expérience

  • De ton rythme

  • De tes clients

  • De tes résultats

  • De ta clarté

Et c’est sain.

💡 Ne cherche pas le tarif “définitif”.
Cherche le tarif viable maintenant, et évolutif demain.

16. Annonce ton tarif comme tu annonces une météo : factuellement

Tu veux être poli.
Tu veux éviter de choquer.
Tu veux paraître souple.

Alors tu dis ton tarif à voix basse. Tu ajoutes des “ça peut se discuter” ou des “c’est selon tes moyens”.

Mais la seule bonne façon d’annoncer ton prix, c’est :
👉 Simplement. Calmement. Sans émotion.

Exemples :

  • “Cette prestation est à 390 €.”

  • “Je propose ce format à 590 €, tout compris.”

  • “Le tarif est fixe, à 240 €, pour 2 appels + suivi.”

Tu n’attends pas de validation.
Tu n’ajoutes rien.
Tu laisses respirer.

💡 Ton ton donne le cadre.
Et ton calme donne confiance.

17. N’ouvre jamais la discussion toi-même sur une baisse

Tu penses que si tu proposes une remise avant même qu’on dise quoi que ce soit, ça “facilite la vente”.

Mais en réalité :

  • Tu dévalorises ton offre

  • Tu retires de la légitimité à ton message

  • Tu donnes l’image de quelqu’un qui doute

👉 Si le client est intéressé, il paiera.
👉 S’il n’est pas prêt, c’est OK. Mais ce n’est pas une raison de baisser.

💡 Rappelle-toi : ton prix, c’est ton respect.

18. Si on te dit “c’est trop cher”, ne te justifie pas

Tu entends “trop cher”.
Et tout de suite, tu veux expliquer :

  • Pourquoi

  • Comment tu bosses

  • Ce que ça inclut

  • Le temps que ça te prend

  • Ta vision, ton positionnement…

Mais ce n’est pas utile.

Dis simplement :

“Je comprends. Je sais que c’est un investissement.
Si tu veux en parler plus tard, je reste dispo.”

👉 Tu restes ouvert.
👉 Tu gardes la posture.
👉 Tu ne négocies pas ta valeur.

💡 Le “non” d’aujourd’hui n’est pas une attaque.
Et tu ne dois pas t’écrouler à chaque résistance.

19. Propose un format plus accessible (sans baisser ta valeur)

Tu veux être accessible ?
Alors au lieu de brader, propose une version plus légère :

  • Moins de temps

  • Moins de suivi

  • Un format asynchrone

  • Une version en autonomie

👉 Mais tu gardes le même taux horaire.

Exemple :

  • Format complet : 490 € (4 semaines + 3 appels)

  • Version courte : 190 € (1 appel + plan PDF)

💡 Tu adaptes le format.
Pas ta valeur.

20. Ton prix attire les bons clients… ou les mauvais

Tu veux vendre vite.
Alors tu fais un “prix d’entrée”.
Tu acceptes des clients pas alignés.
Tu veux remplir ton planning, peu importe comment.

Mais très vite, tu vas :

  • Te faire exploiter

  • Avoir des clients exigeants

  • Te fatiguer pour peu

  • Perdre ton énergie

💡 Un tarif clair filtre naturellement.

Il te permet de travailler avec des gens prêts, motivés, engagés.

21. Ton tarif crée de l’engagement (ou pas)

Quand quelqu’un paie :

  • 30 € → il teste

  • 90 € → il consomme

  • 290 € → il applique

  • 590 € → il transforme

👉 Ce n’est pas que le contenu change.
👉 C’est l’engagement mental qui change.

💡 Tu veux des résultats pour tes clients ?
Fais-les s’engager financièrement à la hauteur de leur problème.

22. Ce que tu gagnes quand tu assumes ton tarif

Quand tu poses un prix clair, tu gagnes :

  • Du respect

  • De la crédibilité

  • De l’espace mental

  • Des “oui” plus nets

  • Des “non” plus propres

  • Et une base saine pour grandir

Tu ne te caches plus.
Tu ne t’excuses plus.
Tu ne compenses plus.

💡 Tu crées un vrai business.
Pas juste une activité d’appoint.

23. Conclusion : un tarif assumé = une posture claire = des ventes

Tu n’as pas besoin d’être le moins cher.
Tu n’as pas besoin d’attendre d’être légitime.
Tu n’as pas besoin de trembler à chaque devis.

Tu as besoin de poser une base.

Ce que tu peux faire maintenant :

  • Calcule un tarif minimum viable (temps réel + revenu cible)

  • Crée 2 ou 3 formats d’offre avec ce tarif comme base

  • Écris une phrase simple pour annoncer ton prix sans justifier

  • Affiche ce prix dans ton prochain post ou ta page d’offre

  • Tiens bon quand tu entends “c’est trop cher”

  • Note chaque “non” sans t’écraser

  • Reste cohérent. Les bons clients arrivent quand tu restes clair.

💡 Fixer ton prix, c’est poser ta place.
Et poser ta place, c’est exister réellement comme entrepreneur.

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